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Baromètre des Dirigeants

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L’Exploratoire Sopra Steria Next, en partenariat avec ViaVoice, Les Echos et Radio Classique, interroge dans une série d’enquête les dirigeants de plus de 400 entreprises pour mettre en lumière leur analyse des transformations économiques et digitales et leur vision des enjeux d’éthique numérique, de confiance et de responsabilité d’entreprise.

Baromètre #3 des Dirigeants, 07 avril 2021

Cette 3e édition du Baromètre des Dirigeants, réalisée durant le mois de mars, montre que la confiance des dirigeants en la situation économique du pays, perdure. Ils se préparent à la reprise en agissant principalement sur leur digitalisation et leur organisation. Une ligne de partage néanmoins s'installe entre TPE/PME et Grandes entreprises : la question du télétravail.
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L’Exploratoire Sopra Steria Next, le do tank qui place l'éthique numérique au cœur de l'action

Les dirigeants confiants à l'égard de la situation économique :


67%
des dirigeants d'entreprise* déclarent avoir confiance en la situation économique du pays pour le mois à venir

Deux actions prioritaires émergent dans cette situation inédite :


75% Adapter l'organisation des entreprises


65% Faire évoluer le style de management



Le télétravail, des opinions divergentes selon la taille de l'entreprise : 


80% des dirigeants d'entreprise de plus de 1 000 salariés déclarent vouloir pérenniser le télétravail


alors que 71% de l'ensemble des dirigeants y sont défavorables

Le digital au service de la résilience des entreprises :


66%
des dirigeants d'entreprise* déclarent vouloir accélérer la digitalisation de leur entreprise afin de lui permettre d'être plus résiliente à l'avenir



La loi Climat et Résilience, incontournable :


51%
des dirigeants d'entreprise* estiment que cette loi est incontournable, compte tenu de la situation de la planète et qu'il s'agit d'un moyen de transformer notre économie


Le point de vue d'Emmanuel Craipeau, Directeur de L'Exploratoire Sopra Steria Next

 

Emmanuel Craipeau

Les dirigeants, confiants, se préparent à la reprise en agissant sur leur organisation et sur la digitalisation.
Une ligne de partage s’installe : le télétravail.

La 3e édition du Baromètre des Dirigeants - Exploratoire Sopra Steria Next / Viavoice/ Les Echos/Radio Classique - réalisée pendant tout le mois de mars 2021, nous renseigne sur les leviers d’actions des dirigeants en vue de cette sortie de crise. 

Il faut cependant constater, et avant toute projection, que perdure la confiance en la situation économique du pays - 53% des dirigeants se déclarent confiant, et sur une cible d’entreprises de plus de 1000 salariés, ils sont 67%. Cette confiance mêlée à un volontarisme des entreprises, que nous suivons depuis la création de ce Baromètre en Juin 2020, est signe de vitalité de notre tissu économique.

A l’annonce de cette reprise, plusieurs leviers d’actions sont identifiés. Des leviers ont cependant vu leur importance croître dans cette situation inédite. Et c’est tout naturellement sur eux que vont d’abord agir les dirigeants.

Le premier d’entre eux est de revoir leur organisation (75%) ainsi que le style de management de leur entreprise : 65% des dirigeants souhaitent le faire évoluer, sans doute après avoir appris du travail à distance et de l’hybridation des lieux de travail. Vient ensuite la collaboration entre les équipes pour 62% des dirigeants. La situation de télétravail tout autant que l’alternance entre équipes sur les lieux de travail, ont obligé à un management différent, assez éloigné du contrôle seul. 

La motivation des équipes (58%) est une nécessité que l’éloignement a, peut-être, entamée du moins distraite. Revenir sur les enjeux et les missions, et sans doute avec une nouvelle efficience, citée par 36% des dirigeants (43% des plus de 1000 salariés) est une façon de reprendre le rythme d’une vie professionnelle plus normale, tout en ne négligeant pas les dispositifs de prévention sanitaire - 53% des dirigeants vont les établir et 76% pour les grandes entreprises.

Reste alors une ligne de partage entre les entreprises, selon leur taille, et sans doute plus accentuée pour les entreprises de plus de 1000 salariés : la proportion à installer un télétravail durable. Les opinions s’inversent selon la taille : dans leur ensemble, 71% des dirigeants déclarent ne pas vouloir pérenniser le télétravail. Du côté des dirigeants des entreprises de plus de 1000 salariés, le résultat est à l’inverse : 80% y sont favorables. La taille de l’effectif influe bien sûr sur la décision. Mais cette opposition prépare une organisation et des conditions de travail de plus en plus différentes d’une entreprise à l’autre.

Ces conditions, ajoutées aux avantages déjà acquis, vont devenir majeures dans la marque employeur, auxquels s’ajouteront bien sûr la capacité de prévention et de protection sanitaires comme éléments de réassurance, donc d’attractivité.

En revanche, coté clients, l’accélération de la digitalisation de la relation, « l’accompagnement à distance », est acceptée par 65% des dirigeants, dont 90% de ceux des grandes entreprises. La digitalisation est aussi une avancée tangible dans les opinions des dirigeants, comme un acquis de transformation, dans la façon dont ils projettent dans leur futur, leur service. Et au fond, la promesse qu’ils font à leur clients.

Nous observons enfin, et au-delà de ce Baromètre, que le socle qui consolide l’entreprise, et qui la fera durer, est constitué de la confiance et d’éthique dans chaque décision.
Une confiance qui a été éprouvée dans chaque relation avec les collaborateurs, les clients et les partenaires. Elle a été prouvée ou contredite dans les faits, par cette année particulière. Elle reste, plus que jamais, la base de cette reprise et au-delà, la base même de la résilience qui demeure l’objectif principal de tous. Puisque cette crise, dans son ampleur, est un prélude à d’autres, toutes aussi imprévisibles.


Baromètre #2 des Dirigeants, 10 novembre 2020

La 2e édition du Baromètre des Dirigeants, réalisée pendant tout le mois d’octobre nous montre clairement que les entreprises françaises ont tiré les leçons de la sidération dans laquelle elles étaient plongées en mars/avril dernier et qu’elles ont, depuis cet été, intégré une incertitude désormais chronique, comme élément central de leurs décisions. Elles ont ainsi rapidement agi pour faire de la résilience leur nouvelle ligne de conduite.

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L’Exploratoire Sopra Steria Next, le do tank qui place l'éthique numérique au cœur de l'action

Les enseignements du second baromètre

*Pour les entreprises de +1000 salariés 

76%
des dirigeants d'entreprise* estiment que la résilience modifie déjà leur façon de faire avec leurs clients, leurs collaborateurs et partenaires
81%
des dirigeants* indiquent qu'ils ont engagé des transformations en termes de changement d'organisation
3
leviers majeurs selon les dirigeants* pour accompagner la reprise de l'activité économique :
  • La motivation et l'engagement des équipes 
  • La confiance des clients
  • Une organisation interne adaptée aux nouvelles contraintes
76%
des dirigeants d'entreprise* indiquent qu'ils vont accélérer les investissements dans la transformation digitale 

Le point de vue d'Emmanuel Craipeau, Directeur de L'Exploratoire Sopra Steria Next

 

Emmanuel Craipeau

Les dirigeants ont décidé d’affronter l’incertitude en réorganisant leurs entreprises pour qu’elles deviennent plus résilientes.

La 2e édition du Baromètre des Dirigeants - Exploratoire Sopra Steria Next / Viavoice / Les Echos / Radio Classique - réalisée pendant tout le mois d’octobre nous montre clairement que les entreprises françaises ont tiré les leçons de la sidération dans laquelle elles étaient plongées en mars/avril dernier et qu’elles ont, depuis cet été, intégré une incertitude désormais chronique, comme élément central de leurs décisions. Elles ont ainsi rapidement agi pour faire de la résilience leur nouvelle ligne de conduite.

La première édition de notre baromètre ( juin 2020) nous a montré qu’elles avaient inversé la priorisation de leurs décisions : la nécessité de résilience passait avant l’efficience, longtemps promu en tête de toutes les réflexions. Aujourd’hui la nouvelle réalité s’est imposée comme une donnée pérenne : l’environnement sera incertain, imprévisible et les décisions à vision court terme peuvent s’avérer porteuses de risques , voire des impasses. L’incertitude obligeant alors à plus d’humilité dans les décisions impliquant l’avenir de l’entreprise.

76% d’entre elles considèrent désormais qu’être résilientes devient une obligation et davantage une responsabilité vis-à-vis de leurs collaborateurs, clients et partenaires : 59% se sont déjà transformées pour tenir cet engagement. Cette prise de conscience forte est largement partagée : la crise a renforcé la confiance des dirigeants envers leurs collaborateurs (54%) et cette confiance a permis de responsabiliser plus encore les équipes (51%), de favoriser la collaboration entre elles (49%) tout en accélérant la digitalisation des processus internes pour permettre un travail à distance plus efficace, et éviter ainsi toute baisse de service clients et d’activité.
Nous le voyons encore dans les principales décisions prises par les dirigeants depuis quelques mois en vue de conserver la confiance : bien sûr assurer la protection, mais aussi adapter leurs offres à cette nouvelle réalité (26%), adapter leur organisation (25%) et, sans doute, fait nouveau dans son ampleur, développer leur engagement social, sociétal et environnemental ( 25%).

Ces tendances, relativement marquées, nous montrent que l’accélération de la pandémie a aussi provoqué une accélération des transformations des entreprises, et par conséquent de la décision managériale. S’adapter est bien sûr l’apanage de l’entreprise, pourtant les thèmes : agilité, flexibilité, poly-compétences des collaborateurs, digitalisation des processus, mais aussi souveraineté numérique et logistique, ces thèmes ont vu leur mise en oeuvre s’accélérer au point de gagner des années de discussions.

C’est du volontarisme des dirigeants qu’il s’agit aussi, une vitalité que ce 2ème baromètre démontre une fois de plus, ne serait-ce qu’au vue de leurs projections pour 2021. Ce volontarisme nous le voyons dans leur engagement à se transformer plus vite que prévu pour continuer à progresser dans un environnement qui change aussi vite de nature : la confiance, dont on redécouvre l’effet sur la productivité, l’agilité qui n’est pas un asservissement mais bien une qualité vitale pour durer, la souveraineté que la mondialisation avait étouffée et qui revient en force comme une condition de survie, et puis, comme fondement de tout, l’éthique dans ses décisions, ses comportements, ses relations avec ses collaborateurs, clients, partenaires et dans le respect de l’environnement : tous ces sujets sortent des cercles de réflexions où on les avaient cantonnés jusqu’à présent, et entrent dans la feuille de route des dirigeants.

Baromètre #1 "Crise et sortie de crise", 30 Juin 2020

Comment les dirigeants anticipent la sortie de crise ? Quelle confiance placent-ils dans l’évolution de la situation économique et sociale ? Quel sera l’impact de la crise sur l’indépendance et la résilience de leurs modèles ? Sur la transformation digitale ?

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Le point de vue de Jean-Claude Lamoureux, Directeur Exécutif de Sopra Steria Next

 

Jean-Claude Lamoureux

Donner vie à une organisation résiliente, premier acte post-covid des dirigeants

Si la crise sanitaire que nous avons subie a provoqué une accélération, c’est avant tout celle d’une prise de conscience de la fragilité de nos organisations. Une fragilité qui ressemble à un coup de semonce, et qui doit nous rendre plus humbles face aux environnements externes dont nous ne pourrons plus dire que nous savons les anticiper ou mieux encore les planifier. L’adage « ce qui est certain c’est l’incertain » sonne comme un réveil. 

Ce que nous dit ce sondage, outre la conviction des dirigeants à se préparer à une reprise lente (entre 6 mois et un an) tout en ayant confiance dans la situation économique de la France, c’est la nécessité pour une grande majorité d’entre eux (en particulier les dirigeants des entreprises de plus de 1000 salariés) de « modifier notre façon de faire avec nos clients, nos partenaires et nos collaborateurs ». 
C’est assurément le signe d’une accélération des transformations sans doute envisagées, mais c’est surtout le signe d’une mise en action, d’une urgence face à des évènements que nous maîtrisons de moins en moins, et dont la soudaineté peut provoquer l’effondrement d’une entreprise. 

Il s’agit de bâtir une organisation résiliente qui n’est en rien une multiplication des cellules PCA (plan de continuité de l’activité) , mais une nouvelle façon de voir, de s’organiser, de concevoir les interactions avec les autres, avec les écosystèmes

C’est surtout une organisation qui inscrit dans sa culture et dans tous les comportements, la confiance.
La confiance, sa solidité dans le temps, sa résilience face aux chocs est plus que jamais, la clé de la compétitivité dans une ère numérique et imprévisible. 

Ce ne peut plus être une posture RSE, mais bien une stratégie de transformation, menée par la direction générale. Une action globale, multidimensionnelle pour créer un effet systémique. Pour dépasser les effets d’éparpillement, souvent non efficaces, il s’agit d’agir en même temps sur la raison d’être de l’entreprise qui conduit à la formalisation d’une éthique, autrement dit une promesse clients et une promesse collaborateurs qui structurent alors toutes les actions et toutes les décisions ; agir aussi pour une souveraineté de la chaîne de valeur et maîtriser son destin, sur le partage de cette valeur, sur la protection des données et bien sûr sur l’agilité de l’organisation et de ses collaborateurs pour une adaptation permanente. 

Cette nouvelle conception de l’entreprise et de son fonctionnement avec son écosystème et ses parties prenantes, crée alors une nouvelle réalité fondée sur un nouvel esprit, l’esprit d’une entreprise plate-forme.

Cette résilience impérative pour la survie et la durabilité de nos entreprises, qu’une large majorité des dirigeants souhaitent actionner, nous permettra de faire muter nos organisations vers un fonctionnement dont la confiance sera à la fois le moteur et l’indice de performance.