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Baromètre des Dirigeants

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L’Exploratoire Sopra Steria Next, en partenariat avec ViaVoice, Les Echos et Radio Classique, interroge dans une série d’enquête les dirigeants de plus de 400 entreprises pour mettre en lumière leur analyse des transformations économiques et digitales et leur vision des enjeux d’éthique numérique, de confiance et de responsabilité d’entreprise.

Baromètre #2 des Dirigeants, 10 novembre 2020

La 2e édition du Baromètre des Dirigeants, réalisée pendant tout le mois d’octobre nous montre clairement que les entreprises françaises ont tiré les leçons de la sidération dans laquelle elles étaient plongées en mars/avril dernier et qu’elles ont, depuis cet été, intégré une incertitude désormais chronique, comme élément central de leurs décisions. Elles ont ainsi rapidement agi pour faire de la résilience leur nouvelle ligne de conduite.

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Les Echos

 

ViaVoice

 

L’Exploratoire Sopra Steria Next, le do tank qui place l'éthique numérique au cœur de l'action

Les enseignements du second baromètre

*Pour les entreprises de +1000 salariés 

76%
des dirigeants d'entreprise* estiment que la résilience modifie déjà leur façon de faire avec leurs clients, leurs collaborateurs et partenaires
81%
des dirigeants* indiquent qu'ils ont engagé des transformations en termes de changement d'organisation
3
leviers majeurs selon les dirigeants* pour accompagner la reprise de l'activité économique :
  • La motivation et l'engagement des équipes 
  • La confiance des clients
  • Une organisation interne adaptée aux nouvelles contraintes
76%
des dirigeants d'entreprise* indiquent qu'ils vont accélérer les investissements dans la transformation digitale 

Le point de vue d'Emmanuel Craipeau, Directeur de L'Exploratoire Sopra Steria Next

 

Emmanuel Craipeau

Les dirigeants ont décidé d’affronter l’incertitude en réorganisant leurs entreprises pour qu’elles deviennent plus résilientes.

La 2e édition du Baromètre des Dirigeants - Exploratoire Sopra Steria Next / Viavoice / Les Echos / Radio Classique - réalisée pendant tout le mois d’octobre nous montre clairement que les entreprises françaises ont tiré les leçons de la sidération dans laquelle elles étaient plongées en mars/avril dernier et qu’elles ont, depuis cet été, intégré une incertitude désormais chronique, comme élément central de leurs décisions. Elles ont ainsi rapidement agi pour faire de la résilience leur nouvelle ligne de conduite.

La première édition de notre baromètre ( juin 2020) nous a montré qu’elles avaient inversé la priorisation de leurs décisions : la nécessité de résilience passait avant l’efficience, longtemps promu en tête de toutes les réflexions. Aujourd’hui la nouvelle réalité s’est imposée comme une donnée pérenne : l’environnement sera incertain, imprévisible et les décisions à vision court terme peuvent s’avérer porteuses de risques , voire des impasses. L’incertitude obligeant alors à plus d’humilité dans les décisions impliquant l’avenir de l’entreprise.

76% d’entre elles considèrent désormais qu’être résilientes devient une obligation et davantage une responsabilité vis-à-vis de leurs collaborateurs, clients et partenaires : 59% se sont déjà transformées pour tenir cet engagement. Cette prise de conscience forte est largement partagée : la crise a renforcé la confiance des dirigeants envers leurs collaborateurs (54%) et cette confiance a permis de responsabiliser plus encore les équipes (51%), de favoriser la collaboration entre elles (49%) tout en accélérant la digitalisation des processus internes pour permettre un travail à distance plus efficace, et éviter ainsi toute baisse de service clients et d’activité.
Nous le voyons encore dans les principales décisions prises par les dirigeants depuis quelques mois en vue de conserver la confiance : bien sûr assurer la protection, mais aussi adapter leurs offres à cette nouvelle réalité (26%), adapter leur organisation (25%) et, sans doute, fait nouveau dans son ampleur, développer leur engagement social, sociétal et environnemental ( 25%).

Ces tendances, relativement marquées, nous montrent que l’accélération de la pandémie a aussi provoqué une accélération des transformations des entreprises, et par conséquent de la décision managériale. S’adapter est bien sûr l’apanage de l’entreprise, pourtant les thèmes : agilité, flexibilité, poly-compétences des collaborateurs, digitalisation des processus, mais aussi souveraineté numérique et logistique, ces thèmes ont vu leur mise en oeuvre s’accélérer au point de gagner des années de discussions.

C’est du volontarisme des dirigeants qu’il s’agit aussi, une vitalité que ce 2ème baromètre démontre une fois de plus, ne serait-ce qu’au vue de leurs projections pour 2021. Ce volontarisme nous le voyons dans leur engagement à se transformer plus vite que prévu pour continuer à progresser dans un environnement qui change aussi vite de nature : la confiance, dont on redécouvre l’effet sur la productivité, l’agilité qui n’est pas un asservissement mais bien une qualité vitale pour durer, la souveraineté que la mondialisation avait étouffée et qui revient en force comme une condition de survie, et puis, comme fondement de tout, l’éthique dans ses décisions, ses comportements, ses relations avec ses collaborateurs, clients, partenaires et dans le respect de l’environnement : tous ces sujets sortent des cercles de réflexions où on les avaient cantonnés jusqu’à présent, et entrent dans la feuille de route des dirigeants.

Baromètre #1 "Crise et sortie de crise", 30 Juin 2020

Comment les dirigeants anticipent la sortie de crise ? Quelle confiance placent-ils dans l’évolution de la situation économique et sociale ? Quel sera l’impact de la crise sur l’indépendance et la résilience de leurs modèles ? Sur la transformation digitale ?

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ViaVoice

 

L’Exploratoire Sopra Steria Next, le do tank qui place l'éthique numérique au cœur de l'action


Le point de vue de Jean-Claude Lamoureux, Directeur Exécutif de Sopra Steria Next

 

Jean-Claude Lamoureux

Donner vie à une organisation résiliente, premier acte post-covid des dirigeants

Si la crise sanitaire que nous avons subie a provoqué une accélération, c’est avant tout celle d’une prise de conscience de la fragilité de nos organisations. Une fragilité qui ressemble à un coup de semonce, et qui doit nous rendre plus humbles face aux environnements externes dont nous ne pourrons plus dire que nous savons les anticiper ou mieux encore les planifier. L’adage « ce qui est certain c’est l’incertain » sonne comme un réveil. 

Ce que nous dit ce sondage, outre la conviction des dirigeants à se préparer à une reprise lente (entre 6 mois et un an) tout en ayant confiance dans la situation économique de la France, c’est la nécessité pour une grande majorité d’entre eux (en particulier les dirigeants des entreprises de plus de 1000 salariés) de « modifier notre façon de faire avec nos clients, nos partenaires et nos collaborateurs ». 
C’est assurément le signe d’une accélération des transformations sans doute envisagées, mais c’est surtout le signe d’une mise en action, d’une urgence face à des évènements que nous maîtrisons de moins en moins, et dont la soudaineté peut provoquer l’effondrement d’une entreprise. 

Il s’agit de bâtir une organisation résiliente qui n’est en rien une multiplication des cellules PCA (plan de continuité de l’activité) , mais une nouvelle façon de voir, de s’organiser, de concevoir les interactions avec les autres, avec les écosystèmes

C’est surtout une organisation qui inscrit dans sa culture et dans tous les comportements, la confiance.
La confiance, sa solidité dans le temps, sa résilience face aux chocs est plus que jamais, la clé de la compétitivité dans une ère numérique et imprévisible. 

Ce ne peut plus être une posture RSE, mais bien une stratégie de transformation, menée par la direction générale. Une action globale, multidimensionnelle pour créer un effet systémique. Pour dépasser les effets d’éparpillement, souvent non efficaces, il s’agit d’agir en même temps sur la raison d’être de l’entreprise qui conduit à la formalisation d’une éthique, autrement dit une promesse clients et une promesse collaborateurs qui structurent alors toutes les actions et toutes les décisions ; agir aussi pour une souveraineté de la chaîne de valeur et maîtriser son destin, sur le partage de cette valeur, sur la protection des données et bien sûr sur l’agilité de l’organisation et de ses collaborateurs pour une adaptation permanente. 

Cette nouvelle conception de l’entreprise et de son fonctionnement avec son écosystème et ses parties prenantes, crée alors une nouvelle réalité fondée sur un nouvel esprit, l’esprit d’une entreprise plate-forme.

Cette résilience impérative pour la survie et la durabilité de nos entreprises, qu’une large majorité des dirigeants souhaitent actionner, nous permettra de faire muter nos organisations vers un fonctionnement dont la confiance sera à la fois le moteur et l’indice de performance.